CAIRN CONSORT

CAIRN CONSORT

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CAIRN CONSORT

Consort de violes

CAIRN CONSORT, Consort de violes

Salomé Gasselin

Louise Bouedo

Garance Boizot

Alexandre Teysonnière de Gramont

accompagnés au théorbe par Daniel Zapico

Ophélie Gaillard, violoncelle et direction

William Sabatier, bandonéon et arrangements

Romain Lecuyer, contrebasse

Emilie Aridon-Kociolek, piano

Cairn consort 2 – (c) Kevin Seddiki.jpeg

Salomé Gasselin, violiste primée aux Victoires de la Musique 2024, s’entoure de Louise Bouedo, Garance Boizot et Alexandre Teysonnière de Gramon pour fonder le Cairn Consort. Leur projet ? Créer un ensemble pérenne, inspiré des dynamiques de la musique de chambre moderne, pour offrir une interprétation vivante, vibrante et résolument contrastée du répertoire pour Consort de violes. Pour ce premier programme fondateur, le Cairn Consort s’entoure du théorbiste Daniel Zapico et s’empare des 3 Royall Consorts de William Lawes, un compositeur qui incarne à lui seul l’esprit pionnier qu’ils souhaitent insuffler à leur ensemble. Des œuvres qui osent briser les codes de l’époque : harmonies osées, rythmes imprévisibles, et une liberté formelle qui annonce presque la fin du baroque.

Soutenu par La Belle Saison, le Cairn Consort présentera ce programme dès la saison 26-27, marquant le début

d’une aventure artistique prometteuse.

Figure singulière de la musique anglaise du XVIIᵉ siècle, William Lawes incarne l’une des voix les plus audacieuses et poétiques de son temps. Au service de la cour du roi Charles I, il développe dans ses Royall Consorts un langage d’une liberté remarquable, transcendant les formes traditionnelles de la suite de danses. Composées pour des ensembles de violes et continuo, ces œuvres déploient une riche succession d’airs, de courantes et de sarabandes,

où la rigueur formelle s’efface au profit d’une expressivité presque expérimentale. Lawes y cultive les contrastes, comme dans les pavanes solennelles ou les courantes animées, tout en conférant à chaque mouvement une identité toujours fondée sur l’expressivité. L’introduction du théorbe seul dans certains mouvements enrichit encore cette palette sonore, créant des moments d’intimité suspendue au cœur de l’architecture polyphonique.

À travers ces différentes suites, se dessine un univers sonore d’une rare intensité, où l’invention harmonique et la subtilité des lignes témoignent d’un esprit novateur, interrompu tragiquement par la guerre civile.

Dans ce paysage musical, l’œuvre de Matthew Locke s’inscrit à la fois dans la continuité et le renouvellement de cette tradition. Son Consort of Fowre Parts révèle un sens aigu du discours musical, où la fantaisie initiale ouvre un espace de liberté contrapuntique, bientôt relayé par des danses d’une grande élégance. Locke y prolonge l’héritage de ses prédécesseurs tout en affirmant une clarté nouvelle, annonçant l’évolution du style anglais vers une plus grande lisibilité formelle.